Je suis adulte

Vous avez été victime de maltraitance physique ou psychologique durant votre enfance mais n’avez pas été suivi durant celle-ci. Arrivé(e) à l’âge adulte, les traumatismes perdurent. Il n’est pas trop tard pour débuter un travail psychologique avec un professionnel et/ou porter plainte contre le(s) auteur(s) des violences que vous avez subies.

Qu’est-ce que la maltraitance ?

Selon l’Observatoire National de l’Action Sociale Décentralisée (O.D.A.S.) un enfant maltraité est un « enfant victime de violences physiques, cruauté mentale, agressions sexuelles, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ».

La maltraitance touche tous les milieux sociaux, quelle que soit la situation familiale. 

Si les violences physiques et agressions sexuelles sont les plus connues, les violences psychologiques, sont également très répandues mais plus difficiles à repérer. Cette forme de maltraitance est souvent reconnue lorsqu’elle est associée aux deux types de maltraitance précitées.

Comment puis-je être aidée ?

Psychologiquement :

Prise en charge thérapeutique

La maltraitance, qu’elle ait été isolée ou répétée, engendre de la souffrance et nécessite une prise en charge psychologique. Pour les adultes qui n’y ont pas eu accès, c’est à dire d’avoir la possibilité d’exprimer rapidement leur ressenti, il est nécessaire pour eux de faire cette démarche dès qu’il leur est possible. En effet, une souffrance qui n’a pas pu s’exprimer peut entraîner chez l’enfant devenu adulte des troubles et des manifestations de détresse psychique (cf. : signe). 

a.Les différentes thérapies

Solliciter l’aide d’un thérapeute est une première étape dans un processus de reconstruction. La psychothérapie est la voie privilégiée pour le traitement du psycho traumatisme et s’ancre dans une temporalité plus ou moins longue. Il s’agit d’apaiser et de soigner la souffrance psychique et les symptômes associés (anxiété, dépression…). Désamorcer la mémoire traumatique, permet que celle-ci ne soit plus constamment sollicitée et que les symptômes de stress post traumatique diminuent pour enfin s’éteindre (cauchemars, flash, évitement des situations anxieuses, reviviscences, phobies…) Différentes techniques peuvent être utilisées. Nous considérons que les différents types de psychothérapies peuvent se compléter. A chacun de trouver l’orientation qui correspond à sa personnalité, tout en focalisant sur une personne formée, ou du moins suffisamment avertie sur la spécificité des symptômes et de la souffrance post – traumatique, retrouvé dans les vécus de maltraitance. Voici quelques exemples d’orientation thérapeutiques, cette liste étant non exhaustive : 

  • EMDR
  • Psychothérapie dynamique
  • Psychanalyse
  • Thérapie systémique
  • TCC
  • ICV
  • Thérapie de groupe
  • Thérapie humaniste

b. Les structures ressources pour une prise en charge thérapeutique

Les institutions publiques :Le CMP est la structure de soins pivot qui assure des consultations médico-psychologiques et sociales pour toute personne en souffrance psychique. Composée d’une équipe pluridisciplinaire, cette structure propose notamment des suivis thérapeutiques gratuits pour les usagers du secteur ou se charge d’orienter si besoin vers d’autres institutions adaptées. Les CMP reçoivent principalement un public adultes mais peuvent être également amenés à accueillir des enfants et adolescents. Les urgences psychiatriques lors d’épisodes aigus de souffrance ou d’angoisse. L’équipe des urgences est pluridisciplinaire Les associations de victimes : s’orienter vers ce type de structures peut permettre une prise en charge globale, incluant les aspects juridiques (liens ?) Centres de psycho traumatisme proposent un suivi avec des professionnels formés à la psycho traumatologie (Liens ?) 

Juridiquement

Il existe plusieurs manières d’obtenir des renseignements et des conseils juridiques. Il est possible de rencontrer un avocat. Cette démarche est importante afin de connaître vos droits et les démarches que vous pouvez engager en tant que victime. La question de la maltraitance infantile et son traitement par la justice étant très complexe, il est essentiel d’être accompagné par un avocat spécialisé ou ayant une expérience dans le droit pénal ou le droit des victimes. Il est possible de se renseigner auprès de l’Ordre des avocats et d’obtenir la liste des avocats spécialisés. Vous pouvez appeler l’association L’Enfant Bleu afin d’obtenir des conseils et être accompagné dans vos démarches. De nombreuses associations d’aide aux victimes d’infractions pénales peuvent vous conseiller. Elles sont souvent situées au sein de lieux de services public (tribunaux, centres communaux d’action sociale, maisons de la justice et du droit…). 

Existe-t-il un délai de prescription ?

Depuis 2004 la loi prévoit un délai de prescription de 20 ans en matière pénale après l’âge de la majorité pour les crimes tels que les viols. Ce délai est ramené à 10 ans pour les autres délits.

Dans tous les cas l’intervention d ‘un avocat est indispensable. Notez qu’en cas de prescription pénale il arrive parfois qu’un procureur ordonne une enquête.

L’Enfant Bleu Toulouse peut également dans certains cas se porter partie civile. En plus du soutien apporté aux victimes notre rôle consiste alors à mettre en lumière les possibles dysfonctionnements par exemple des institutions. 

La victime a un certain délai pour agir en justice. Il s’agit du délai de prescription. Au-delà de ce délai, son action n’est plus recevable et ne peut aboutir : l’auteur ne peut pas être poursuivi et condamné.

Plusieurs lois sont intervenues pour reporter le point de départ du délai à la majorité de l’enfant puis pour le modifier, aussi bien en matière pénale que civile. Aujourd’hui, et depuis une loi de 2004, le délai de prescription en matière pénale est de 20 ans après l’âge de la majorité de la victime pour les crimes (par exemple le viol), et de 10 ans pour les autres délits. En matière civile, il est de 20 ans après l’apparition du dommage.

Cela a crée un système complexe puisque les nouvelles lois ne s’appliquent pas aux situations déjà prescrites lors de leur entrée en vigueur, on dit qu’elles ne sont pas rétroactives. Seules certaines victimes peuvent en bénéficier, en fonction de leur date de naissance, de la date des faits, des liens avec l’auteur des faits (ascendant parexemple).
Nous vous conseillons donc de contacter des professionnels (avocats, associations…) afin qu’ils puissent vous indiquer si vous pouvez engager une procédure judiciaire.

Même s’il y a prescription pénale, vous pouvez alerter le Procureur de la République sur les faits que vous avez vécus.
En effet, il peut décider d’engager tout de même une enquête, notamment s’il est envisageable d’identifier d’autres victimes.

Par ailleurs l’association, dans certaines circonstances, se constitue partie civile. Il s’agit alors non seulement d’être aux côtés des victimes, mais également de transmettre au cours du procès des messages forts sur la protection de l’enfance ou sur les dysfonctionnements en lien avec le dossier. Après une première évaluation par un de nos avocats, la décision de constitution de partie civile est prise par le président de l’association, puis est entérinée par le Conseil d’administration.

Quel numéro appeler en cas d’urgence ?

L’Enfant Bleu Toulouse 05 61 53 21 10. Des adultes t’écouteront et te viendront en aide gratuitement. Du lundi au vendredi de 9 h 30 à  12 h 30 et de 14 h à 17 h. 

Le 119 : ce numéro d’urgence est gratuit quel que soit le téléphone duquel tu appelles. Son numéro n’apparaitra pas même sur les factures. Tu peux appeler tous les jours, 24h/24.

Je suis adolescent

Ce n’est pas parce que tu es adolescent que tu n’as pas des droits. Ces droits, d’autres adultes peuvent t’aider à les faire respecter si tu as le sentiment d’être maltraité. Si tu subis des violences de la part d’un adulte ou d’un autre(s) ado(s), tu dois en parler le plus rapidement possible à un adulte en qui tu as confiance. 


Voici des situations qui ne sont pas acceptables :

  • on me dit sans arrêt que je suis nul(le)
  • on me donne des coups, des gifles 
  • on se moque de moi 
  • on m’humilie
  • on m’ignore
  • on me fait peur
  • personne ne s’occupe de moi, je n’ai pas assez à manger, j’ai souvent froid parce que mes vêtements ne sont adaptés à la météo ou à ma taille…
  • on me laisse regarder des choses violentes ou qui me mettent mal à l’aise
  • je suis menacé et je n’ose pas en parler
  • je suis harcelés par d’autres jeunes et je n’ose pas en parler

La maltraitance sexuelle : 

  • un adulte me parle de sexualité et ça me met mal à l’aise
  • on me demande de faire des choses qui me mettent mal à l’aise
  • un adulte ou un mineur m’a imposé des gestes à caractère sexuel (caresses, baisers…)
  • un adulte ou un mineur m’a imposé une pénétration à caractère sexuel (fellation, tout autre acte de pénétration)
  • un adulte ou un mineur m’a montré son sexe
  • un adulte ou un mineur m’a obligé à m’exhiber, à me montrer nu(e)
  • un adulte ou un mineur m’a proposé de regarder des images sexuelles sur Internet, à la télévision ou dans des journaux
  • un adulte ou un mineur m’a parlé de sa sexualité (ex : appels téléphoniques à caractère sexuel), m’a raconté des scènes sexuelles
  • un adulte ou un mineur m’a fait assister ou participer à des scènes à caractère sexuel
  • un adulte ou un mineur a utilisé mon corps pour de l’argent (exemple : dans le cas des réseaux de prostitution d’enfants
  • un adulte ou un mineur a pratiqué une intervention sur mes parties génitales (ex : ablation, infibulation, lésions – coups…)

Face à ces situations de maltraitance chacun réagit différemment.

On peut : 

  • être triste
  • être énervé ou violent
  • pleurer souvent 
  • se sentir ridicule
  • avoir peur de rentrer chez soi
  • ne plus trouver le sommeil ou faire des cauchemars souvent
  • faire pipi au lit
  • perdre l’appétit
  • avoir du mal à se concentrer…

Si tu vis l’une de ces situations, tu dois en parler à quelqu’un en qui tu as confiance. 

L’un(e) de mes ami(e) vit une situation de maltraitance 

Même si c’est un secret entre vous, ce n’est pas le ou la trahir que d’en parler à un adulte en qui tu as vraiment confiance, c’est au contraire lui offrir une aide précieuse car cette situation est bien trop difficile à gérer pour un adolescent. Un adulte pourra en revanche aider ton ami(e) à sortir de ses problèmes.

À qui se confier :

  • un membre de ta famille 
  • un adulte de ton établissement (prof, infirmière, assistante sociale…)
  • un adulte de ton entourage que tu connais bien et en qui tu as confiance

Quel numéro appeler en cas d’urgence ?

L’Enfant Bleu Toulouse 05 61 53 21 10. Des adultes t’écouteront et te viendront en aide gratuitement. Du lundi au vendredi de 9 h 30 à  12 h 30 et de 14 h à 17 h. 

Le 119 : ce numéro d’urgence est gratuit quel que soit le téléphone duquel tu appelles. Son numéro n’apparaitra pas même sur les factures. Tu peux appeler tous les jours, 24h/24.

Définition de la maltraitance

Selon l’Observatoire National de l’Action Sociale Décentralisée (O.D.A.S.) un enfant maltraité est un « enfant victime de violences physiques, cruauté mentale, agressions sexuelles, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ».

La maltraitance touche tous les milieux sociaux, quelle que soit la situation familiale. 

Si les violences physiques et agressions sexuelles sont les plus connues, les violences psychologiques sont également très répandues mais plus difficiles à repérer. Ce type de violence est souvent identifié lorsqu’il est associé aux deux types de maltraitance précitées.

En bref

Une aide sociale à l’enfance à réinventer

300 000. C’est le nombre de mineurs placés par l’aide sociale à l’enfance. On sait aujourd’hui que ces alternatives que sont foyers et familles d’accueil se révèlent elles aussi trop souvent défaillantes, parfois même corrompues au point de mettre la sécurité de ces jeunes déjà cabossés par la vie de nouveau en grand danger. Harcèlement, insécurité, humiliations et même viols seraient monnaie courante, particulièrement dans les foyers d’accueil. Un secrétariat chargé de la protection de l’enfant et de l’adolescent ne sera pas de trop pour réinventer une aide sociale à l’enfance digne de ce nom.

Un secrétaire d’État pour la protection de l’enfance

Vendredi 25 janvier dernier était annoncée la création d’un Secrétariat d’État pour la protection de l’Enfance et de l’Adolescence. Une annonce qui réjouit tous ceux qui œuvrent pour protéger les plus fragiles que sont les enfants et les adolescents. Adrien Taquet devrait donc annoncer très rapidement la stratégie nationale en matière de protection de l’enfance, une annonce maintes fois faite et toujours reportée. Nous espérons que le nouveau secrétaire d’État saura faire preuve d’autant de pugnacité pour la protection de l’enfance, et notamment pour reprendre la loi sur l’âge du consentement sexuel,  qu’il en a témoigné pour les personnes en situation de handicap. À suivre.  

Projet de loi sur le consentement sexuel : un collectif d’associations contre l’article 2

Très attendue par les associations de protection de l’enfance, la loi sur les violences sexuelles portée par Marlène Schiappa, inquiète désormais. En cause notamment l’article 2 qui oblige l’enfant à prouver qu’il s’est opposé. Inacceptable pour 40 associations, dont L’Enfant Bleu, qui se sont regroupées en collectif pour tenter de modifier un texte dangereux. Le Collectif demande donc l’élaboration d’un nouveau texte déterminant une infraction criminelle spécifique dès lors qu’un adulte commet un acte de pénétration sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans. Les associations regroupées demande également que, dans les cas d’inceste, le seuil d’âge soit fixé à 18 ans.

Harcèlement scolaire : un rapport accablant

Commandé par le ministère de l’Education, le rapport Debarbieux dresse un nouveau bilan sur les violences à l’école et met en évidence celles liées au genre. Selon le rapport de l’ancien délégué ministériel en charge de la prévention contre le harcèlement scolaire, on assisterait à la construction d’un “modèle viriliste”, dominant non seulement les filles mais aussi les garçons bons élèves au tout simplement pas assez virils…

http://cache.media.education.gouv.fr/file/2011/64/5/Refuser-l-oppression-quotidienne-la-prevention-du-harcelement-al-ecole_174645.pdf

La fessée interdite par la loi

Le 29 novembre 2018, les députés ont voté la loi contre les violences éducatives dites ordinaires. Selon la loi «les titulaires de l’autorité parentale ne peuvent user de châtiments corporels ou de violences physiques à l’égard de l’enfant». Ce qui signifie donc la fin des fessées, coups de ceinture ou autres violences psychologiques telles que les humiliations. On le sait, ces violences d’un autre âge admises par notre société ouvrent la porte à la maltraitance. Interdite dans 27 pays en Europe et 44 dans le monde, la « fessée » persistait dans notre pays malgré les avertissements des Nations Unis qui réclamaient son interdiction depuis 2006. À noter que le Conseil de l’Europe en 2015 avait de nouveau saisi la France pour son absence de loi contre les violences dites éducatives. 

On peut espérer que cette loi, aujourd’hui sans aucune sanction pénale, sera au fil du temps transmise de génération en génération et participera à changer l’approche éducative des futurs parents. 

Affaire Maëlys : L’Enfant Bleu se porte
partie civile

L’affaire Maëlys connait un nouveau rebondissement avec la découverte d’une vidéo pédo-pornographique découverte dans le portable de Nordahl Lelandais. Celle-ci met en évidence des attouchements sur une enfant âgée de 7 ans qui pourrait être sa cousine. L’Enfant Bleu Paris a décidé de se porter partie civile par la voix de maître Yves Crespin qui représentera à la fois L’Enfant Bleu et La Voix de l’Enfant.

Affaire de viols hors normes dans la Nièvre. L’Enfant Bleu partie civile.

Le mois de novembre 2018 a été marqué par une affaire de pédophilie dite hors norme. Hors norme sans doute. Elle est surtout hors entendement. Quand huit adultes, dont 4 parents, se livrent à des abus sexuels, y compris incestueux, et des violences aggravées sur des petits garçons âgés de 4 à 9 ans, comment dire sa colère et son incompréhension ? L’incompréhension alors que ces jeunes enfants ont subi des viols et violences parfois pendant plusieurs années sans que personne ne donne l’alerte. De plus, comment comprendre que deux des adultes arrêtés aient été en liberté alors qu’ils sont poursuivis pour des faits de pédophilie ? C’est cette incompréhension qui a poussé L’Enfant Bleu à se porter partie civile dans cette affaire. Pour mieux comprendre les dysfonctionnements qui ont empêché de protéger ces enfants. Notre association restera vigilante et combative pour s’assurer que les faits seront reconnus comme crimes et que justice soit rendue à ces enfants.

Qu’est-ce que la maltraitance ?

Selon l’Observatoire National de l’Action Sociale Décentralisée (O.D.A.S.) un enfant maltraité est un « enfant victime de violences physiques, cruauté mentale, agressions sexuelles, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ».

La maltraitance touche tous les milieux sociaux, quelle que soit la situation familiale. 

Si les violences physiques et agressions sexuelles sont les plus connues, les violences psychologiques, sont également très répandues mais plus difficiles à repérer.

Différents signes peuvent alerter par rapport à un enfant ou un adolescent. De manière générale, il faut être vigilant à leur fréquence et durée dans le temps. Ceux –ci sont également plus évocateurs lorsqu’ils s’associent entre eux et ne trouvent pas d’explications rationnelles. 

Symptômes physiques et psychosomatiques :

Hématomes, griffures, brûlures, morsures, fractures – maux de ventre, vomissements – fatigue – maux de tête – éruptions cutanées – plaies, lésions, des changements comportementaux et émotionnels peuvent questionner par rapport à l’âge chronologique ou développemental. Ils peuvent également contraster avec le comportement antérieur et survenir de manière « soudaine ». 

Comportementaux

Trouble du sommeil (ex : difficulté d’endormissement, cauchemars, réveil nocturne, énurésie) – trouble de l’alimentation (ex : refus de manger, perte d’appétit, boulimie) – difficultés scolaires (ex : problème de concentration, absentéisme, baisse des notes) – retard dans apprentissages (ex : langage, propreté).

Emotionnels

Tristesse, pleurs plus fréquents, peurs inexpliquées – colère, agressivité, opposition marquée – isolement, repli sur soi, détachement, évitement – diminution des activité, refus de jouer – faible estime de soi – recherche d’attention, d’affection – comportement « sage », « adapté », « passif » – mise en danger (ex : fugues, conduites à risques) – hyper vigilance (ex : dans l’observation, inquiétude), hyper maturation (ex : très autonome). 

Interactions adulte-enfant

Indifférence, négativité, hostilité voire rejet de l’adulte envers l’enfant – attentes et méthodes pédagogiques inadaptées (ex : discipline physique sévère) – exposition à des expériences effrayante ou traumatisantes (ex : violences conjugales) – ne subvient aux besoins : alimentation, hygiène, abri, vêtements, éducation – ne lui apporte pas de soins médicaux appropriés – l’enfant grandit dans un environnement dangereux, sans surveillance – adulte ayant une proximité corporelle inadaptée, parent intrusif – utilisation de l’enfant pour accomplissement des besoins de l’adulte.

Les chiffres clés de l’année 2018

101 : nombre de nouveaux dossiers 

La prévention 

1100 élèves ont reçu une information sur la maltraitance ou le harcèlement scolaire et cyber-harcèlement

Les opérations de formations : 

125professionnels en relation avec la petite enfance et les adolescents formés sur les thèmes de la maltraitance et du harcèlement et cyber-harcèlement

Les opérations de parentalité

40parents informés sur les dangers d’Internet, du harcèlement et du cyber harcèlement.

La maltraitance en chiffres

2 enfants meurent chaque jour en France victimes de maltraitance

3 à 4 enfants, en France, victimes de harcèlement ou cyber-harcèlement se suicident

Regard de la société civile sur la maltraitance

14 % des Français déclarent avoir été victimes de maltraitance au cours de leur enfance

  • 60 % n’en ont parlé à personne
  • 64 % de ceux qui se sont exprimés n’ont pas été aidés
  • 60 % des cas de maltraitance ont pris fin lorsque les victimes ont été aidée

45 % des Français pensent que des cas de maltraitance peuvent exister dans leur environnement immédiat (voisinage, collègues…)

  • 30 % parmi leurs voisins
  • 27 % parmi leurs collègues
  • 24 % parmi leurs amis proches
  • 20 % dans leur famille élargie
  • 18 % dans leur famille proche
  • 5 % dans leur foyer actuel

Chiffres extraits du Livre Blanc de l’Enfant Bleu (2016)

Source : sondage Harris Interactive, septembre 2014

La France manque de données statistiques fiables concernant le nombre d’enfants maltraités.

Seuls des sondages ont permis d’avoir une idée de l’ampleur du fléau.

Au moins 10 %(1)  des enfants résidant dans des pays à hauts revenus seraient victimes d’une ou

plusieurs formes de maltraitance ; en France, le chiffre s’approcherait de 14 %(2)  de la population.

En France en 2018, 341 000enfants maltraités ou en situation de l’être étaient suivis par les services sociaux sur un peu moins de 15 000 000 de mineurs.

Répartition des victimes selon les infractions pénales relevées 
dans nos constitutions de partie civile

  • 36% viols
  • 24% homicides
  • 23% agressions sexuelles
  • 17% violences habituelles

(1) Étude publiée le 2 décembre 2008 par la revue médicale britannique The Lancet en collaboration avec le Royal College of Paediatric and Child Health, London, UK

(2) Étude publiée le 2 décembre 2008 par la revue médicale britannique The Lancet en collaboration avec le Royal College of Paediatric and Child Health, London, UK

(3) Chiffres Insee 2013 : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1482, hors Mayotte

L’organisation

Un travail d’équipe

Chacun, qu’il soit membre du bureau, salarié, bénévole ou bénévole-écoutant, est un élément d’un tout, indissociable des autres, qui nous permet d’avancer et d’offrir dans les meilleures conditions l’aide aux victimes et l’information aux enfants et aux parents. 

Le bureau  

  • Nathalie Willig – Présidente
  • Elisabeth du Penhoat – Vice-Présidente
  • Annick Mathieu – Vice Présidente
  • Véronique Salles – Trésorière
  • Annie Pignard – Secrétaire générale. 
  • Muriel Pechberty – Secrétaire générale adjointe

Chaque membre du bureau est en charge d’un domaine spécifique (relations extérieures, pilotage des écoutants, dossiers demandes de subventions, administration, gestion des salariés, responsable IMS…) 

Le Conseil d’administration 

Notre conseil d’administration est constitué de 15 membres à l’écoute des besoins. Ils apportent un soutien actif au bureau.

Une équipe de salariées : 

  • Psychologue diplômée 
  • Juriste diplômée 
  • Secrétaire 

Des bénévoles

Communication : Lysiane Agnus et Thomas Vincent

Des écoutants 

Une équipe d’une douzaine d’écoutants bénévoles et formés (des étudiants en psychologie et en droit, en fin de cursus, de jeunes retraités dynamiques, des salariés sensibles à notre cause) assurent l’accueil téléphonique des victimes qui font appel à notre association. 

Ils nous soutiennent

  • la C A F de Haute Garonne
  • La Mairie de Toulouse
  • Le conseil départemental de Haute-Garonne
  • La Caisse d’Assurance maladie de Haute Garonne

Nos partenaires 

  • Le LIONS CLUB de Toulouse et de sa région
  • Le ROTARY CLUB
  • Fondation Vivendi

Enjeux et missions de l’Enfant Bleu Toulouse

Les enjeux

Reconnue par l’OMS comme un problème de santé publique, la maltraitance a de nombreux visages : 

  • Violence physique
  • Violence psychologique
  • Violence sexuelle 

Toutes ces formes de maltraitance ont des conséquences multiples comme par exemple, la fragilisation de la santé physique de l’enfant, de sa santé mentale, une vie sociale perturbée, l’échec scolaire…. 

On distingue deux types d’enfants :

  • L’enfant à risquedont les conditions d’existence peuvent mettre en danger sa santé, sa moralité ou son éducation mais qui n’est pas pour autant maltraité.
  • L’enfant maltraité qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, agressions sexuelles, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique. 

La lutte contre la maltraitance des enfants ne se limite pas à sanctionner les coupables. En effet, les répercussions de la maltraitance sont généralement profondes pour l’enfant victime et son entourage. Il est donc indispensable de les aider à se reconstruire et de veiller à mieux protéger les enfants en danger : ce sont nos missions.

Les missions

Combattre la maltraitance c’est venir en aide immédiatement et durablement aux victimes mais c’est aussi prévenir pour faire reculer ce phénomène. Pour mener à bien notre combat nous avons organisé notre action autour de 3 missions : l’écoute, l’accompagnement et la prévention.  

L’écoute 

L’écoute est une approche pluridisciplinaire des dossiers qui permet une prise en charge globale et gratuite des victimes sur le plan juridique et/ou psychologique. 

Une structure d’écoute animée par des écoutants : 

  • reçoit les appels téléphoniques
  • écoute, informe et oriente les appelants vers les différentes structures de l’association
  • constitue le dossier et informe la psychologue et/ou la juriste 

L’accompagnement

Une structure thérapie animée par une psychologue :

  • recueille la parole de l’enfant et procède à son évaluation psychologique
  • apporte assistance et soutien, en situation d’urgence et dans la durée, aux enfants victimes ainsi qu’aux adultes ayant été victimes dans leur enfance de maltraitances physiques, psychologiques ou sexuelles à se reconstruire par la thérapie individuelle.
  • aide ces victimes à retrouver leurs repères pour leur permettre d’affronter la vie quotidienne

Une structure juridique animée par une juriste

  • recueille les paroles des victimes ou de la famille des victimes et établit un bilan 
  • informe les victimes ou les familles de victimes de leurs droits et des différentes actions administratives. 
  • conseille, accompagne durant le « parcours judiciaire »

LA PREVENTION

Les informations en milieu scolaire (ims)

Notre but :sensibiliserles enfants

Organisées avec les équipes des établissements scolaires, les IMS sont destinées à informer les élèves de tous âges de leurs droits et des différents dangers et formes de maltraitances. 

Elles sont destinées à tous les enfants, de la grande section de maternelle jusqu’aux classes terminales. 

Les IMS sont assurées par les salariées de l’association (juriste et psychologue) dans les écoles de Toulouse et de sa périphérie.

La formation

Notre but :former les enseignantset plus globalement tous les professionnels qui sont au contact d’enfants (travailleurs sociaux, animateurs, personnels hospitaliers….) à détecter et à reconnaître les cas de maltraitance. 

La formation est assurée par un binôme juriste/psychologue.

La parentalité

Notre but :informer et sensibiliser les parentssur les dangers auxquels peuvent être confrontés leurs enfants et leurs camarades. Ces espaces de paroles aident les parents à avoir les bons réflexes en alertant par exemple les associations de Parents d’Elèves ou les professionnels compétents qui prendront le relais.