Le cardinal Barbarin relaxé

Le cardinal Barbarin relaxé

Le jugement est tombé ce jeudi 30 janvier, le cardinal Barbarin n’est, pour la justice, finalement pas coupable de non-dénonciation des faits de pédophilie reprochés au père Preynat. Si la cour d’appel reconnaît que le cardinal était donc bien au courant à l‘époque – informé en 2000, le cardinal a attendu 2010 avant de changer d’affectation – elle estime que les faits sont prescrits. En effet, en matière de non-dénonciation la durée de prescription est de 3 ans.

En ce qui concerne les faits qui lui ont été rapportés en 2014 par l’un des anciens scouts agressés, la cour d’appel a estimé que la victime était alors en mesure de porter plainte directement. Ce qui fait dire à l’avocat des victimes que cette conclusion revient « à dire qu’il n’y a pas obligation de dénoncer des violences sexuelles sur mineur une fois que le mineur est devenu majeur. » Pour le moins étrange.

Entre préserver l’institution religieuse et protéger des enfants, le cardinal avait semble-t-il fait un choix. Un choix aux conséquences terribles pour des dizaines d’enfants. Très déçues par ce jugement, les parties civiles ont annoncé un pourvoi en cassation.