Commission de travail sur l’inceste

Elisabteh Guigou renonce

« Le climat actuel ne me permet pas de conduire cette mission avec la sérénité nécessaire. J’ai donc pris la décision de passer le relais et de renoncer à présider cette commission. » C’est par ces mots qu’Elisabeth Guigou a annoncé renoncer à prendre la direction de la Commission indépendante sur l’inceste initiée par le Secrétariat d’Etat à la protection de l’enfance.

Tout juste une semaine après la sortie du livre de Camille Kouchner « La Grande Familia » (Seuil), dans lequel elle accuse son beau-père Olivier Duhamel d’abus incestueux sur son frère jumeau, l’ancienne Garde des sceaux a donc considéré que sa proximité avec le politologue pendant de nombreuses années pourrait nuire à sa fonction.

Nommée par Adrien Taquet, Elisabeth Guigou a affirmé avoir ignoré « toutes ces années les faits gravissimes dénoncés par Camille Kouchner dans son livre ».

Selon le Secrétaire d’Etat, la commission de travail doit amener  « la société tout entière s’empare du sujet des violences sexuelles contre les enfants et de l’inceste, qui sont parmi les derniers tabous ». Un travail qui doit se faire dans la sérénité car il se doit d’aboutir. L’Enfant Bleu Toulouse comme l’ensemble des associations ne pourront accepter un énième report sur ces questions cruciales qui touchent à la protection des enfants. A commencer par le seuil de non-consentement pour les mineurs à une relation sexuelle avec un adulte.

L’Enfant Bleu Toulouse fête ses 20 ans

L’Enfant Bleu Toulouse fête ses 20 ans

C’est en 2000 que notre association a vu le jour, sur les traces de sa grande sœur parisienne qui vient de fêter ses 30 ans. Au départ, l’envie d’une poignée de bénévoles d’aider ces enfants victimes d’adultes et de faire prendre conscience aux politiques l’urgence de ce combat. Reconnue par l’OMS « problème de santé publique » la maltraitance a aujourd’hui de nouveaux visages et demande plus que jamais qu’on la combatte. L’Enfant Bleu Toulouse est là pour livrer ce combat, portée par de fidèles bénévoles et une équipe de professionnels qui prennent en charge les enfants victimes de maltraitance, interviennent dans les écoles, auprès des enfants comme des parents, et animent des formations professionnelles.

L’enfant bleu Toulouse

Adresse : 18 Avenue des Mazades, 31200 Toulouse
Téléphone : 05 61 53 21 10

Statut INSEE : Enregistrée à l’INSEE le 06-09-2000
Forme juridique : Association déclarée
SIRET : 44150672200020

Nos écoutants sont à votre disposition du :
lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h

En cas d’urgence et hors horaires d’ouverture :
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Inceste

Des témoignages en cascade

Depuis la sortie du livre de Camille Kouchner (La Familia Grande, éditions Seuil), des centaines de victimes d’inceste comme de viols ont osé parler, se sont libérées et enfin exprimées. Racontant avec une émotion souvent déchirante l’horreur de ce qu’ils ont vécu. L’horreur de chaque jour passé avec ce secret couvert de honte. Le hashtag#Metooinceste sur Twitter a remporté un succès qui a dépassé de loin les attentes. Les réseaux sociaux ont aussi du bon, ils permettent parfois à certains d’oser l’impensable : parler.

Et les témoignages viennent de partout, de toutes les franges de la population révélant l’ampleur du problème de notre société. Dès lors les politiques ne peuvent plus ignorer le problème. C’est d’ailleurs aujourd’hui, mercredi 20 janvier, un homme politique qui révèle avoir été violé lorsqu’il était enfant. Bruno Questel (député LREM) était âgé de 11 ans quand un habitant de son village a abusé de lui. Pour lui, comme pour la plupart des victimes, « il n’y a pas une seconde où quelque chose, un fait, une parole, un geste, une nouvelle, ne vous ramène pas à cela ».  L’homme politique ajoute « Je n’ai jamais oublié. Aucune excuse possible. Aucun pardon possible. Aucun repos pour les auteurs de ces actes. »

Ces révélations en cascade surviennent alors que le Sénat s’apprête à examiner une proposition de loi pour créer un nouveau crime sexuel visant à protéger les mineurs de moins de 13 ans. « Je pense que nous devons criminaliser les relations sexuelles entre un adulte et un enfant de moins de 15 ans », a affirmé de son côté le secrétaire d’Etat à l’enfance, Adrien Taquet, mardi sur Europe 1.

Mais devant le tumulte provoqué par l’affaire Duhamel, le texte devrait être durci. La sénatrice PS Marie-Pierre de La Gontrie proposant de renforcer la peine encourue pour les cas d’inceste serait de dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Il y a quelques jours, Brigitte Macron avait appelé de ses « vœux » une réforme judiciaire pour lutter contre l’inceste rejointe en cela par le ministre de la santé, Olivier Véran, qui déclarait sur France Inter être « tout à fait sur la position de Brigitte Macron ». D’autres politiques comme Christophe Castaner, président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale, évoque la possibilité « si nécessaire donner la qualification pénale à ce crime ». Passons aux actes !

Reste que l’âge retenu, 13 ans, reste très contesté par les différentes associations de protection de l’enfant, dont l’Enfant Bleu. Que peut-on opposer à 13 ans à un adulte influent ? Les défenseurs du texte opposent qu’il s’agit de «  l’âge de la responsabilité pénale des enfants », selon la sénatrice centriste Annick Billon. « C’est aussi un écart d’âge suffisant » pour ne pas mettre en difficulté des jeunes couples constitués d’un mineur et d’un jeune majeur. Pour sa part Adrien Taquet, secrétaire d’Etat à l’enfance, plaide pour « criminaliser les relations sexuelles entre un adulte et un enfant de moins de 15 ans ». On le voit, le combat est loin d’être terminé.

L’Enfant Bleu encourage toujours et encore les victimes à parler, pour être aidées et pouvoir se reconstruire, bien sûr, mais aussi pour que la nation entende la profondeur de la douleur d’un crime trop souvent recouvert d’un silence complice.

Que les auteurs d’inceste ou de viols sur enfants en soient convaincus : la parole est libérée. A leur tour de trembler.

L’Enfant Bleu Toulouse est à l’écoute des victimes, enfants ou adultes du lundi au vendredi au 05 61 53 21 10. Psychologues et juristes peuvent vous aider gratuitement.

Photo Devon Divine

Pédophilie

Olivier Duhamel coupable d’inceste

Olivier Duhamel au pupitre de la célèbre école de Sciences Politiques.
Prochain pupitre : celui du tribunal ?
Crédit : Cdeniaud ; https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Voeux-olivier-duhamel.jpg)

La réouverture des librairies a redonné à tous le sourire. Celui-là même qui se dessine à la perspective de pouvoir accéder de nouveau à ces romans qui nous nous font tant voyager.

Nous étions loin d’imaginer que ce tout début d’année serait marqué par la parution d’un livre aux allures de bombe. Car « La grande familia », paru aux éditions du Seuil, (sortie le 7 janvier), n’a rien d’une grande saga familiale où les générations s’entrecroisent autour de grands goûters. Ce livre, écrit dans le plus grand secret, dévoile comment le célèbre constitutionnaliste parisien, habitué des plateaux télé, remarié à l’ancienne épouse de Bernard Kouchner, a abusé durant au moins 2 ans de son beau-fils entre ses 13 et 15 ans.

Alors que la victime refusait de parler pendant de très longues années, c’est sa jumelle Camille Kouchner, fille de l’ex ministre de la Santé,  qui plus de 20 ans plus tard décide de tout raconter à leur mère.

Evelyne Pisier, sœur de la célèbre actrice française, prend alors le parti de protéger son mari. Insupportable pour les enfants qui rompent quasiment les relations avec leur mère. Mis au courant tardivement, leur père, Bernard Kouchner, et leur tante, Marie-France Piser veulent intervenir publiquement mais ne le font pas à la demande de la victime.

Comme souvent, de nombreux amis issus de la bourgeoisie intellectuelle parisienne étaient au courant des déviances d’Olivier Duhamel, sans oser rompre le silence. Toute une époque, diront certains. Facile. Inacceptable.

Plus de 30 ans après les faits, Camille Kouchner, aujourd’hui juriste, décide, avec l’accord de son frère jumeau, de révéler au grand jour ce qu’a fait subir le célèbre juriste à un jeune ado de 13 ans. Les extraits dévoilés (lire ci-dessous) sont sans concession. A la hauteur du traumatisme de cet insupportable secret de famille.

Après ces révélations, Olivier Duhamel a décidé de quitter toutes les fonctions qu’il occupait : président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) ; auteur d’un ouvrage référence pour des milliers d’étudiants en droit constitutionnel, « La Gauche et la VRépublique », président du Siècle, ce club très prestigieux  où se retrouve l’élite française. Duhamel coanime également sur Europe 1 l’émission « Mediapolis » et commente l’actualité politique sur les plateaux de la chaîne LCI.

Bref, celui qui a imposé des fellations à un jeune garçon de 13 ans pendant au moins 2 ans, abusant de son aura va maintenant avoir du temps pour réfléchir à ses actes.

L’Enfant Bleu n’a de cesse de le répéter, la pédophilie est un fléau installé dans notre société sans distinction de classe. Cette affaire en est une nouvelle fois la preuve. Une nouvelle fois, un criminel échappera au 20 ans de prison que prévoit la loi pour ce crime odieux qu’est l’abus d’un enfant, pour cause de prescription.

Extrait de « La grande familia » éditions du Seuil
(sortie le 7 janvier 2021)

« Petit, mon frère m’avait prévenue : “Tu verras, ils me croiront, mais ils s’en foutront complètement.” Merde. Il avait raison.

Bon, ben s’ils ne comprennent pas, on va leur expliquer.
Je vais t’expliquer, à toi qui professes sur les ondes, toi qui fais don de tes analyses aux étudiants et pavanes sur les plateaux télés.

Je vais t’expliquer que tu aurais pu, au moins, t’excuser. Prendre conscience et t’inquiéter.

Je vais te rappeler que, au lieu de ça, tu m’as menacée. Message sur mon répondeur : “Je vais me suicider.”

Je vais t’expliquer, à toi qui dis que nous sommes tes enfants. Quand un adolescent dit oui à celui qui l’élève, c’est de l’inceste. Il dit oui au moment de son désir naissant. Il dit oui parce qu’il a confiance en toi et en ton apprentissage à la con. Et la violence, ça consiste à décider d’en profiter, tu comprends ? Parce que, en réalité, à ce moment-là, le jeune garçon ne saura pas te dire non. Il aura trop envie de te faire plaisir et de tout découvrir, sûrement.

Je vais t’expliquer que, à force, ensuite, le jeune garçon va dire oui pour nier l’horreur de la situation. Ça va durer, et puis il va culpabiliser, se dire que c’est sa faute, qu’il l’a cherché. Ce sera ton triomphe, ta voie de sortie pour en réchapper. (…)

Je n’oublie pas le couple que vous formiez. Sartre et Beauvoir ? Il n’y a que la familia grande pour y croire. A l’unisson, vous avez forcé nos leçons : Foucault et la peine. Ne jamais dénoncer, ne jamais condamner dans cette société où l’on n’attend que punition. Savoir évoluer, se faire souple et espérer la réhabilitation. Se méfier du droit.

Mes cours de droit, justement : le viol consiste en tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis par violence, contrainte, menace ou surprise. Ça, pour une surprise !

Et la contrainte, alors ? Comme une putain de contrainte morale ! Comme le fait qu’on t’ait tellement aimé, tu vois ? (…) Comme le fait qu’on n’a même pas pu t’envoyer en taule tellement on avait peur pour toi. (…)

Toi qui as agressé mon frère pendant des mois, tu le vois, le problème ? Quasiment devant moi, en t’en foutant complètement, faisant de moi la complice de tes dérangements. Tu les vois, les angoisses qui nous hantent depuis ?

Soyons précis :

Article 222-24 du code pénal : le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle (…) lorsqu’il est commis par un ascendant ou par toute autre personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait.

Article 222-31-1 du code pénal : les viols et les agressions sexuelles sont qualifiés d’incestueux lorsqu’ils sont commis par (…) le conjoint [d’un ascendant] (…) s’il a sur la victime une autorité de droit ou de fait.

Mais toi aussi t’es prof de droit. T’es avocat. Tu sais bien que, pour cause de prescription, tu t’en sortiras. Tout va bien pour toi.

Vingt ans. Sinon c’était vingt ans. »

Une cagnotte solidaire pour les enfants

Parce que nous ne croyons plus au Père Noël mais n’avons pas totalement perdu espoir, nous avons imaginé la mise en place d’une cagnotte en ligne pour recueillir des étrennes.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez participer à ce joli cadeau qu’est une main tendue à des enfants qui méritent bien une nouvelle chance.

En participant à cette cagnotte vous aidez des enfants victimes de violences sur le plan psychologique et juridique, vous aidez aussi des adultes victimes durant leur enfance qui ont vécu avec leur fardeau et qui ont aujourd’hui la possibilité de se reconstruire, vous nous aidez enfin à faire que le regard de notre société change, que la violence sur les enfants ne soit plus masquée, ignorée. 

De ce cadeau, vous vous souviendrez, car ce cadeau est grand, très grand. Soyez en fier.

Merci à tous et joyeux Noël

Verdict affaire Le Souarnec

Le pédophile condamné à 15 ans de prison

Au terme de 4 jours d’un procès repris le 30 novembre, après une interruption pour cause de Covid, le chirurgien pédophile a été reconnu ce vendredi par le tribunal de Saintes (Charente-Maritime), coupable de viols et agressions sexuelles sur 4 mineures. Condamné à 15 ans de réclusion criminelle, Joël Le Scouarnec a accueilli la sentence sans sourciller, avec cette même froideur extrême dont il témoigne depuis le début de l’affaire.

Si l’ancien médecin avait admis les agressions sexuelles, il a longtemps nié les faits de viols. Le septuagénaire a cependant fini par reconnaître ceux commis sur une nièce ainsi que sur une petite voisine.

L’histoire tentaculaire qui s’est dessinée à la faveur de la découverte des carnets « noirs » du chirurgien fait malheureusement craindre que d’autres aient été commis durant ces 30 dernières années. Des faits malheureusement prescrits pour beaucoup. Mais l’enquête est toujours en cours, le procès de Saintes ne portant que sur le volet « familial » de cette affaire démesurée.

Scouarnec, qui assume depuis le début sa pédophilie, a déclaré à la lecture de la réquisition de l’avocat général « Je ne demande ni pardon ni compassion. Je ne demande pas d’indulgence de la cour. Laissez-moi simplement redevenir un homme meilleur ». Le tout sans jamais accorder le moindre regard autour de lui. La reconnaissance de la douleur de ses victimes serait un bon début. Mais avant de travailler à « redevenir un homme meilleur » il va falloir rendre compte de toutes les vies volées, détruites, que la justice ne pourra réparer, ne serait-ce que partiellement, pour cause de prescription.

Imperturbable au moment du verdict, Scouarnec passera 15 années en prison.
Photo : Ferran Feixas.

Affaire Le Scouarnec

Le chirurgien pédophile jugé
en huit-clos

Le 30 novembre 2020 marquait la reprise du procès du chirurgien pédophile de Jonzac. Durant 4 jours, Joël Le Scouarnec comparaîtra devant les assises de la Charente-Maritime à Saintes pour viols et agressions sexuelles sur quatre très jeunes victimes.

Malheureusement, ce procès ne traitera que quatre cas, une bien petite partie de l’iceberg. En effet, les tristement célèbres carnets noirs du pédophile rapportent des centaines d’agressions sexuelles sur des enfants, méthodiquement répertoriées et décrites dans le détail. De ses nièces à ses petites voisines en passant par ses patients, le criminel à sévit depuis les années 90 dans différentes villes françaises sans que personne n’ose parler.

Jusqu’ici, le chirurgien a dit « assumer » sa pédophilie mais a refusé les accusations de viols.

Reste l’autre point crucial de cette affaire : le silence. Celui de sa propre famille, sa propre sœur, sa propre femme. Cette dernière qui, d’après les carnets de Scouarnec, « sait » depuis 1996, choisit de partir… mais ne dit rien.

Enfin, autre question cruciale : comment un homme, condamné en 2005 pour détention d’images pédopornographiques, à 4 mois de prison avec sursis assortie d’aucune obligation de soin, a-t-il pu continuer à exercer auprès d’enfants. Comment a-t-il pu passer d’hôpitaux en hôpitaux sans qu’aucune administration ne perçoive le danger. L’Enfant Bleu comme les familles veulent comprendre un tel échec. Que cette affaire totalement hors norme jugée en en huit-clos, au grand désespoir des familles qui souhaitaient faire éclater « l’omerta » autour du criminel, ne se répète jamais.

Une affaire tentaculaire jugée en huit-clos, au grand désespoir
des familles de victimes (photo : Kelly Sikkema).

Un bouquet pour Noël

Malgré le confinement les bonnes volontés s’activent toujours pour aider notre cause. De quoi redonner le sourire.

Comme chaque année à l’approche de Noël, la fidèle équipe des Lions de Toulouse Donjon propose un merveilleux bouquet pour trôner au milieu de nos tables.

Toujours très raffinés, ces bouquets de Noël vous sont proposés cette année au prix de 22 euros.

Comme chaque année, l’équipe Lions de Toulouse Donjon reversera l’ensemble de la recette à notre association. Merci à eux et n’hésitez pas à commander votre bouquet de Noël, avant le 12 décembre, en téléchargeant votre bon de commande ci-dessous. 

Merci à tous et joyeux Noël

Bon de commande

Reconfinement

L’Enfant Bleu Toulouse reste à votre écoute

Malgré les mesures de reconfinement, notre association reste à votre écoute du lundi au vendredi aux horaires habituels :
de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h au 05.61.53.21.10.

Rendez-vous avec les psychologues : ils sont maintenus dans nos locaux en respectant les gestes barrières indispensables pour la sécurité de tous.

Pour les demandes juridiques : l’activité est maintenue en télétravail. Pour toute nouvelle demande, merci de laisser un message avec vos coordonnées, vous serez rappelé dans les plus brefs délais.

N’oubliez pas que vous pouvez également nous joindre par mail lenfantbleutoulouse@wanadoo.fr Tous les messages sont lus et traités quotidiennement.

Comme nous l’a appris le premier confinement, ces périodes si particulières sont l’occasion d’un accroissement du nombre de violences familiales. La vigilance de tous est donc indispensable pour protéger les enfants les plus exposés.

N’hésitez pas à alerter les autorités en cas de besoin.

En cas d’urgence appelez le 119.

#restons solidaires

Photo : Lacie Slezak

Opération coup de poing

Une soixantaine de personnes arrêtées pour pédopornographie

Le coup de filet a été spectaculaire. Soixante personnes ont été interpellées lundi 5 octobre, dans trente départements français, alors qu’elles téléchargeaient ou consultaient des images ou vidéos pédopornographiques.

Deux-cent vingt policiers ont été mobilisés pour cette opération d’envergure rendue possible grâce à un logiciel américain. Utilisé par le FBI, il a permis de pénétrer les réseaux, remonter les adresses IP et détecter les téléchargements. Ne restait plus qu’à intervenir très vite.

Agés de 28 à 75 ans, les personnes interpellées ont des profils très variés : professeur retraité, informaticien, imam, cadres ou employés.  Seul point commun : 99% sont des hommes, à l’exception d’un couple surpris en train de visionner des photos.

Plus inquiétant, après l’exploration de leur ordinateur, quatre d’entre eux ont été mis en cause pour des faits de viol sur mineur. Preuve, selon Eric Bérot, chef de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) « que le téléchargement de fichiers pédopornographiques n’est pas anodin. On a des gens capables ensuite de passer à l’acte ».

Les prévenus risquent, depuis cet été, cinq ans d’emprisonnement, contre deux auparavant. Ils seront de plus systématiquement enregistrés dans le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAIS).

Un durcissement que salue, ô combien, l’Enfant Bleu Toulouse.

Photo : Marcus Spiske

Harcèlement scolaire

Le drame de trop

Le harcèlement scolaire tue. L’affaire dévoilée cette semaine de la petite Evaëlle qui a mis fin à ses jours nous le rappelle. Fait plus rare, une enseignante a été mise en examen pour avoir fait de la jeune fille de 11 ans un « bouc émissaire » et n’être pas intervenue face au harcèlement visible de l’enfant. Sa mise sous contrôle judiciaire a été assortie d’une interdiction d’enseigner et d’une obligation de soins psychologiques.

Retirée du collège, où elle était malmenée, la petite Evaëlle a vu dans l’agressivité d’un jeune garçon de son nouvel établissement le retour au cauchemar qu’elle venait de traverser. Insupportable pour elle.

Si la mise en cause d’un enseignant reste exceptionnelle, celle d’élèves l’est malheureusement beaucoup moins.

L’enfant Bleu Toulouse intervient depuis de nombreuses années pour mettre un terme à cette pratique. Sensibilisation des professionnels, des élèves, des parents, nous sommes tous concernés.

Ne fermez pas les yeux et osez parler lorsque le doute s’installe.

Il est malheureusement trop tard pour Evaëlle mais d’autres subissent encore ces comportements aussi lâches qu’inadmissibles.

Si vous êtes harcelé(e) ou connaissez quelqu’un dans cette situation, parlez !

Les établissements mettent en place progressivement des élèves ambassadeurs qui peuvent être un premier relai au sein de l’établissement.

Nous rappelons de plus que L’Enfant Bleu Toulouse met à la disposition, gratuitement, des victimes ou de leurs proches, ses professionnels.

N’hésitez pas à nous contacter au 05.61.53.21.10. Un appel peut tout changer.