Les enfants ont des droits

20 novembre : journée mondiale de l’enfance

Les enfants ont des droits et une journée anniversaire est nécessaire pour le rappeler.

Celle du 20 novembre leur est donc consacrée à travers le monde. Pour aller plus loin, comme chaque année, L’Enfant Bleu Toulouse est partie prenante du collectif « Enfants d’ici et d’ailleurs » qui organise pour l’occasion un forum sur les #droits de l’enfant réservé aux classes de CM1 et CM2.

Petite nouveauté : cette année les ateliers proposeront aux enfants de réfléchir aux droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé ou encore la protection plutôt que de se consacrer à un pays comme c’était le cas jusqu’à présent.

Plébiscités par les enseignants, ces ateliers se dérouleront du 22 au 25 novembre pour les élèves de Colomiers, le 26 novembre à Saint-Jean et enfin du 31 janvier au 4 février pour ceux de Balma.

Plan anti-harcèlement scolaire

L’académie de Toulouse en ordre de bataille

Le 13 octobre dernier, un plan de #lutte contre le harcèlement scolaire baptisé #pHARe a vu le jour au sein de l’académie de Toulouse. 

Objectif de ce nouveau plan : sensibiliser, former, prévenir et prendre en charge les jeunes victimes de #harcèlement dans leur établissement.

Dans un premier temps, 84 directeurs d’école et 546 proviseurs de collège vont recevoir une formation pour mieux prendre en charge le harcèlement scolaire.

Déjà testé depuis deux ans dans plusieurs académies de France, dont celle de Toulouse, ce programme s’articule autour de 5 mesures censées faire bouger les lignes dans les établissements :

1) La notion d’ambassadeurs “non au harcèlement” : les établissements auront l’obligation de s’en doter.

2) Les comités d’éducation à la santé, la citoyenneté et l’environnement propres à chaque établissement seront mobilisés sur la question de la prévention du harcèlement. L’objectif étant de dresser un état des lieux et de déterminer un plan d’action.

3) Les instances de démocratie scolaire, conseils de vie collégienne, conseils de vie lycéenne seront également, invitées à s’emparer du sujet.

4) Les écoles et établissements constitueront une équipe pluri-catégorielle, qui sera ensuite formée à la prise en charge spécifique du harcèlement. Des modules en ligne seront également mis à disposition des élèves.

5) Les parents seront associés à cette démarche au travers d’ateliers.

De nouvelles initiatives qui espérons-le parviendront à faire reculer ce redoutable phénomène qu’est le #harcèlement scolaire

Abus sexuels dans l’Église

Des chiffres consternants

485 pages, 2000 annexes, c’est ce qu’il aura fallu pour recueillir les preuves des abus sexuels commis au sein de l’Eglise entre 1950 et 2020. Un rapport édifiant réalisé par une commission indépendante (Ciase) dirigée par l’ancien vice-président du Conseil d’Etat Jean-Marc Sauvé.

Ses conclusions étaient redoutées mais on était loin d’imaginer l’ampleur du désastre.

Selon ce rapport, 216 000 personnes (avec une marge de plus ou moins 50 000) de plus de 18 ans ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles pendant leur minorité de la part de clercs ou de religieux catholiques en France de 1950 à 2020. Et ce chiffre effrayant monte à 330 000 si l’on ajoute les agresseurs laïcs travaillant dans des institutions de l’Eglise catholique (aumôneries, écoles catholiques, mouvements de jeunesse).

Les garçons ont été les principales victimes, majoritairement âgés entre 10 et 13 ans, ils représentent 80% des enfants abusés.

Le nombre de prédateurs, quant à lui, depuis 1950 serait situé au minimum entre 2900 et 3200 hommes, prêtres ou religieux, un chiffre obtenu grâce aux témoignages recueillis durant 17 mois auprès des victimes. Du moins celles qui ont accepté de parler…

Ce drame a connu son apogée entre 1950 et 1969. Le nombre de victimes a ensuite diminué dans les années 1970 à 1990, avant de se maintenir à leur niveau, analyse le rapport de la Ciase. De l’aveu de Jean-Marc Sauvé, cette stabilisation s’explique davantage par la baisse des vocations et celle de la fréquentation des institutions catholiques que par un changement radical de comportement.

« La question de l’indemnisation n’est pas un don, c’est un dû. »

Comment réparer un tel drame. Peut-être d’abord en le reconnaissant, en présentant des excuses. Mais aussi en indemnisant les victimes. Vraiment. Selon Jean-Marc Sauvé, cette indemnisation « n’est pas un don mais un dû… l’Eglise a contracté une dette à leur égard ».

Mais les indemnisations ne pourront réparer les vies brisées.

Elles ne la dédouaneront pas de sa responsabilité d’avoir protégé des criminels en les maintenant dans des postes en contact avec de petites victimes potentielles.

Elles ne feront pas oublier le choix de l’Eglise de garder le silence. D’avoir préféré ne pas faire de vague au sein de l’Institution plutôt que de protéger des enfants impuissants.

Elles ne doivent pas non plus l’épargner d’une nécessaire refonte de son organisation.

Au vu de ces chiffres, la réforme de l’Eglise n’est plus une option. Un premier pas est à noter puisque le 8 décembre prochain une réforme du droit canonique entrera en vigueur. Les agressions sexuelles passeront notamment de “la catégorie des offenses à la chasteté à la catégorie des atteintes à la vie et à la dignité des personnes”.  Un début.

Eric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France a exprimé “sa honte”, “son effroi” et a demandé “pardon” aux victimes de pédocriminalité. Il a également « invité les catholiques à lire ce rapport ». Et d’ajouter “La voix des victimes nous bouleverse, leur nombre nous accable. Il dépasse ce que nous pouvions supposer.”

Si la commission CIASE arrête ici ses travaux, elle passe le relai à l’Eglise et à la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Civiise)”. L’épiscopat de son côté a annoncé des mesures pour le printemps 2022, évoquant un dispositif de “contributions” financières versées aux victimes à partir de 2022, dispositif qui ne fait pas l’unanimité chez ces dernières ni chez les fidèles. Les fidèles justement qui sont aujourd’hui appelés à contribuer aux dons pour aider au financement de l’indemnisation colossale qui s’annonce. Ça sent un peu la double peine ça non ? Donner alors que les fidèles de cette église ont déjà tellement « donné » au travers leurs enfants victimes de déviants sexuels. Un peu de dignité ne serait pas de trop messieurs les évêques.

Photo : Pixabay

Pornographie

Les mineurs exposés de plus en plus jeunes

Photo : Annie Spratt

Le chiffre a de quoi effrayer : 82% des mineurs auraient déjà vu des images pornographiques (sondage Opinionway). A 12 ans, un jeune sur trois y aurait été confronté. On le sait, l ‘impact négatif de la pornographie sur le développement psychologique des enfants engendre des chocs et traumatismes, surtout lorsque l’exposition est involontaire. Tout aussi inquiétant, 44% des jeunes ayant une sexualité disent reproduire des pratiques vues dans ce type de vidéos.

Un constat désastreux dont se sont emparé deux associations.

Mais plutôt que d’affronter des sites pornographiques opaques et difficilement touchables, La voix de l’enfant et E-enfance ont décidé de confronter les fournisseurs d’accès pour parvenir à bloquer ces sites trop facilement accessibles aux mineurs. Elles ont ainsi décidé d’assigner en justice six d’entre eux leur reprochant ne pas mettre en place de façon plus sûre la vérification de l’âge de l’internaute. Rappelons qu’aujourd’hui, cocher une simple case affirmant que l’internaute est majeur suffit…

Actuellement, la loi semble donner raison aux associations. En effet, l’article 227-24 prévoit 3 ans de prison et 75000 euros d’amende pour la diffusion d’un message pornographique « susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».

La loi de 2020 précise, quant à elle, que demander à un internaute de certifier qu’il est majeur n’exonère pas la société de ses responsabilités. Problème : le décret d’application de cette loi n’a toujours pas été publié… une aubaine pour SFR, Orange, Bouygues, Outremertelecom et Colt qui se réfugient derrière cet argument.

Côté associations, nous attendons avec impatience le 8 octobre pour connaître la réponse de la justice.

Harcelés pour être nés en 2010 !

Principalement sur les réseaux sociaux, les adolescents de 2010 faisant leur entrée au collège reçoivent un déferlement de haine.

Des propos insultants et menaçants, des vidéos à caractère de moquerie diffusées à l’aide d’un #anti2010 apparaissent de plus en plus, sur le réseau social le plus utilisé de cette génération : TikTok.

Les causes de ce harcèlement seraient de deux natures : Fortnite, il leur est reproché de dénaturer le jeu, car trop jeunes et les pop-it, où là, il est simplement moqué leur fascination pour ce jouet.

Au vu de l’ampleur du phénomène, la FCPE (l’Association de Parents d’élèves adhérents) a demandé au gouvernement dans un communiqué d’agir en urgence. « Le phénomène a largement dépassé les cours de récréation ou les altercations à la sortie des établissements, là où des personnels éducatifs peuvent encore repérer et agir », assure l’association qui évoque une campagne de cyberharcèlement. 

Jeudi soir, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dans une vidéo sur Twitter appelle à un retour à la bienveillance et un arrêt de cette marginalisation fondée sur rien. Il dit : “C’est évidemment complètement stupide, c’est contraire à nos valeurs.” Il incite à un changement de # et souhaite donc lancer le mouvement #BienvenueAux2010.

Mort d’Axel Kahn

Généticien, essayiste, humaniste, Axel Kahn ajoutait à sa curiosité et son indéniable talent le courage. Celui d’avoir parlé sur les ondes des attouchements dont il avait été victime enfant. (Photo : Santarem)

Médecin, généticien, essayiste, philosophe, brillant, passionné, Axel Kahn était tout cela. Il  nous a quittés à l’âge de 76 ans, mardi 6 juillet, et laisse un grand vide derrière lui. À ces glorieux qualificatifs, nous pouvons ajouter le mot « courageux ». Quand en 2019, alors que le cardinal Barbarin est accusé d’avoir couvert les faits de pédophilie du prêtre Bernard Preynat, il avait révélé sur RMC avoir été lui-même victime d’attouchements : “Ces histoires (d’actes pédophiles ndlr) ne m’étonnent pas parce que, personnellement, je connais ça. Je n’ai pas été violé mais j’ai été en butte à des prêtres pédophiles et un chef scout pédophile”.

“J’ai subi des attouchements, précisait-t-il alors. Je me rappelle avoir passé avec ce chef scout des nuits entières d’attouchements. Le curé, lui, était relativement modéré. Il m’emmenait et me faisait baigner nu dans les affluents du Loing. Il n’a jamais été au-delà mais son homosexualité et sa pédophilie ne faisait pas de doute. Mon chef scout était même beaucoup plus que cela… À l’époque, c’était tout à fait extraordinaire car on avait honte de le dire, poursuivait le généticien. Quand je l’ai dit à ma mère, pourtant pas du tout confite en dévotion, elle a été totalement indignée mais elle n’a pas fait de scandale. Elle est allée voir le grand chef scout pour lui demander d’écarter le coupable”.

Plus de soixante ans plus tard, les victimes commencent tout juste à parler. Et le courage de personnalités comme Axel Kahn ont largement contribué à briser ce tabou.

Axel Kahn avait annoncé sa mort imminente le 11 mai dernier et avait accordé une série d‘entretiens dans lesquels ce grand humaniste parlait de la fin de sa vie qu’il qualifiait d’expérience « saisissante ». À propos de cette fin annoncée il évoquait dans un tweet : « La joie de tout instant de beauté est décuplée par l’hypothèse que l’on pourrait n’en plus connaître de pareille. Sensation inouïe, bonheur immense ».

La disparition d’un esprit aussi libre qu’éclairé que celui d’Axel Kahn nous attriste. Mais, comme il le confiait avant son départ avec une touchante sérénité « La vie a une fin. » Avant de nous prodiguer ce dernier merveilleux conseil « Ne jamais commencer à vivre en dispense».  Nous nous y emploierons.

L’Espagne, pionnière dans la protection des enfants

L’Espagne fait figure de modèle en votant une loi très globale pour mieux protéger les enfants.

Après 10 ans de travail collectif entre experts et politiques, l’Espagne fait figure d’exemple après avoir voté  à une écrasante majorité une loi qui aborde toutes les facettes de la violence sur les enfants, de la prévention à la réparation en passant par la détection précoce ou la protection judiciaire. Cette loi modifie pas moins de seize lois existantes, implique presque tous les ministères et oblige les administrations à développer une stratégie de sensibilisation et de lutte contre ces violences.

Les violences sur enfants sont évitables

C’est de ce constat qu’est née la détermination du gouvernement espagnol de revoir la protection des plus fragiles que sont les enfants.

À partir de là, un second constat s’est imposé aux Espagnols : « La violence contre les enfants ne pouvait pas s’aborder uniquement par le biais d’une réforme du code pénal, elle doit être prise en compte d’un point de vue global et inclure toute la société », déclarait Sonsoles Bartolomé, directrice juridique de la fondation d’aide aux enfants et adolescents en situation de risque (ANAR).

Cette loi revient sur des sujets majeurs à l’image de l’obligation de porter plainte pour toute personne ayant connaissance ou qui soupçonnerait des violences sur des mineurs, y compris sur Internet. Obligation renforcée pour les médecins et enseignants. Elle remet également en cause le délai de prescription repoussé dans le cas d’agressions sexuelles sur mineurs qui débute désormais à partir des 35 ans de la victime et non plus à la majorité.

Côté judiciaire, les Espagnols ont décidé la création de tribunaux, de parquets spécialisés ainsi que d’unités de police chargées ces affaires si sensibles.

Enfin, preuve d’une vraie volonté d’en finir avec le tabou de la violence sur enfants, l’Espagne a créé un registre unifié des enfants victimes de violences. A l’image de celui sur les femmes tuées par leur conjoint qui, en son temps, avait brisé ce tabou.

Pour les ONG, cette loi « intégrale » fait figure de « pionnière ». On ne peut qu’applaudir.

Protection de l’enfance : un nouveau texte à l’étude

Le nouveau texte annoncé promet aux enfants les plus fragiles la garantie “d’un cadre de vie sécurisant et serein”.

Une nouvelle loi pour « améliorer la prévention et la protection de l’enfance » devrait voir le jour dans les prochains mois. Le projet doit être présenté en première lecture à l’Assemblée nationale dans la première quinzaine de juillet. Un texte essentiel sur lequel notre association, force de proposition, porte la plus grande attention et poursuit un travail assidu.

Pour Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat à l’enfance, ce nouveau texte devrait « garantir véritablement aux enfants un cadre de vie sécurisant et serein, et aux professionnels un exercice amélioré de leurs missions ».

Parmi les mesures phares à retenir celles qui concernent les quelque 330 000 jeunes suivis par l’aide sociale à l’enfance. Le projet de loi vise notamment à interdire les placements hôteliers. Seules les situations d’urgence feraient l’exception à cette pratique qui avait été révélée, on s’en souvient, dans un documentaire télévisé et fait un scandale retentissant. Si la démarche est sans doute louable, L’Enfant Bleu s’interroge néanmoins sur les alternatives à ces hébergements qui ne sont aujourd’hui pas clairement définies.

Côté structures d’accueil, elles devront faire la preuve d’une politique de lutte contre la maltraitance et nommer un référent externe que les enfants pourront saisir directement en cas de problème.

Le nombre d’enfants pris en charge par les professionnels de la protection de l’enfance, souvent débordés, devrait quant à lui, être revu.

Autre volonté, celle du contrôle des professionnels au contact de ces enfants fragiles non seulement au moment du recrutement mais aussi durant leur mission.

Enfin, à noter qu’un fichier national des agréments des assistants familiaux devrait voir le jour, l’idée étant d’empêcher qu’ils exercent dans un autre département dans l’éventualité où leur agrément leur serait retiré.

La pandémie a mis un peu plus en lumière la situation précaire de l’aide à l’enfance en France indigne d’une grande démocratie comme la nôtre. Un dossier dans lequel L’enfant Bleu jette toute sa détermination pour que la loi protège ces enfants qui ont déjà tant perdu.

Prescription pour l’affaire Duhamel

Comme on s’y attendait, lundi 14 juin, cinq mois après l’ouverture d’une enquête pour viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans, la procédure visant le politologue Olivier Duhamel, beau-père de la victime, a été classée sans suite. Aujourd’hui âgé de 45 ans, Victor Kouchner n’a pas souhaité s’exprimer à la suite du verdict par plus que l’auteur des agressions qui a reconnu avoir agressé son beau-fils Victor Kouchner lorsque ce dernier était mineur.

Rappelons que l’affaire a été dévoilée par la sœur de la victime Camille Kouchner qui avait dévoilé dans un livre «La Familia grande» non seulement les agressions sexuelles répétées subies par son frère mais aussi la véritable omerta dans l’entourage du politologue Olivier Duhamel, au courant des actes d’Olivier Duhamel.

Suite à ces révélations, des proches du couple Duhamel-Pisier, accusés d’avoir gardé le silence, ont été pris dans le scandale à l’image de l’ancienne ministre socialiste Elisabeth Guigou, qui a renoncé à présider la commission indépendante sur l’inceste ou encore de Frédéric Mion, qui a lui démissionné de son poste de directeur de Sciences Po Paris.

Affaire donc classée « sans suite » pour cause de prescription. Sans suite pour la justice mais pas pour la victime qui elle vivra avec ces blessures toute sa vie.

Prescription pour le politologue Olivier Duhamel (photo dr).

Un numéro contre les violences numériques

Le Covid 19 a fait émerger de nombreuses formes de violence. Et parmi elles, les violences numériques. L’augmentation des cyberviolences depuis le début de la pandémie a poussé le secrétariat d’État en charge de l’Enfance ainsi que l’association e-Enfance à créer un numéro spécial dédié à ce type de violences.

Le 3018 est donc un nouveau numéro national d’assistance pour tous les enjeux de protection des mineurs sur Internet et d’aide à la parentalité numérique.

L’expertise en ce domaine de l’association e-enfance est un vrai plus pour cette nouvelle initiative, puisque l’association avait déjà été mandatée par le gouvernement pour répondre  aux questions des parents liées à l’exposition des enfants à la pornographie et au contrôle parental sur le site jeprotegemonenfant.gouv.fr 

Véritable pendant numérique du 119 (numéro de l’enfance en danger), ce nouveau numéro d’assistance pour les jeunes victimes de violences numériques est gratuit, anonyme et confidentiel. Il est accessible par téléphone 6 jours sur 7 de 9 heures à 20 heures, sur 3018.fr par tchat, via Messenger et WhatsApp.

Psychologues, juristes et spécialistes des outils numériques en charge des appels sont formés à la protection des mineurs sur Internet et à l’accompagnement des parents dans leur rôle d’éducation. Ces professionnels peuvent ainsi répondre aux différentes et nouvelles problématiques que sont  le cyber-harcèlement, le revenge porn, le chantage à la webcam, la surexposition aux écrans, aux contenus violents et pornographiques, à l’usurpation d’identité ou encore au piratage de compte.

Détail essentiel, le 3018 intervient à la demande des jeunes ou de leur responsable pour faire supprimer un compte ou contenu illégal qui leur porterait préjudice. Lorsque l’on sait les conséquences que peuvent provoquer ce genre de dérapages, on se félicite de cette nouvelle initiative.

Photo : Ludovic Toinel