Un bouquet pour Noël

Malgré le confinement les bonnes volontés s’activent toujours pour aider notre cause. De quoi redonner le sourire.

Comme chaque année à l’approche de Noël, la fidèle équipe des Lions de Toulouse Donjon propose un merveilleux bouquet pour trôner au milieu de nos tables.

Toujours très raffinés, ces bouquets de Noël vous sont proposés cette année au prix de 22 euros.

Comme chaque année, l’équipe Lions de Toulouse Donjon reversera l’ensemble de la recette à notre association. Merci à eux et n’hésitez pas à commander votre bouquet de Noël, avant le 12 décembre, en téléchargeant votre bon de commande ci-dessous. 

Merci à tous et joyeux Noël

Bon de commande

Reconfinement

L’Enfant Bleu Toulouse reste à votre écoute

Malgré les mesures de reconfinement, notre association reste à votre écoute du lundi au vendredi aux horaires habituels :
de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h au 05.61.53.21.10.

Rendez-vous avec les psychologues : ils sont maintenus dans nos locaux en respectant les gestes barrières indispensables pour la sécurité de tous.

Pour les demandes juridiques : l’activité est maintenue en télétravail. Pour toute nouvelle demande, merci de laisser un message avec vos coordonnées, vous serez rappelé dans les plus brefs délais.

N’oubliez pas que vous pouvez également nous joindre par mail lenfantbleutoulouse@wanadoo.fr Tous les messages sont lus et traités quotidiennement.

Comme nous l’a appris le premier confinement, ces périodes si particulières sont l’occasion d’un accroissement du nombre de violences familiales. La vigilance de tous est donc indispensable pour protéger les enfants les plus exposés.

N’hésitez pas à alerter les autorités en cas de besoin.

En cas d’urgence appelez le 119.

#restons solidaires

Photo : Lacie Slezak

Opération coup de poing

Une soixantaine de personnes arrêtées pour pédopornographie

Le coup de filet a été spectaculaire. Soixante personnes ont été interpellées lundi 5 octobre, dans trente départements français, alors qu’elles téléchargeaient ou consultaient des images ou vidéos pédopornographiques.

Deux-cent vingt policiers ont été mobilisés pour cette opération d’envergure rendue possible grâce à un logiciel américain. Utilisé par le FBI, il a permis de pénétrer les réseaux, remonter les adresses IP et détecter les téléchargements. Ne restait plus qu’à intervenir très vite.

Agés de 28 à 75 ans, les personnes interpellées ont des profils très variés : professeur retraité, informaticien, imam, cadres ou employés.  Seul point commun : 99% sont des hommes, à l’exception d’un couple surpris en train de visionner des photos.

Plus inquiétant, après l’exploration de leur ordinateur, quatre d’entre eux ont été mis en cause pour des faits de viol sur mineur. Preuve, selon Eric Bérot, chef de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) « que le téléchargement de fichiers pédopornographiques n’est pas anodin. On a des gens capables ensuite de passer à l’acte ».

Les prévenus risquent, depuis cet été, cinq ans d’emprisonnement, contre deux auparavant. Ils seront de plus systématiquement enregistrés dans le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAIS).

Un durcissement que salue, ô combien, l’Enfant Bleu Toulouse.

Photo : Marcus Spiske

Harcèlement scolaire

Le drame de trop

Le harcèlement scolaire tue. L’affaire dévoilée cette semaine de la petite Evaëlle qui a mis fin à ses jours nous le rappelle. Fait plus rare, une enseignante a été mise en examen pour avoir fait de la jeune fille de 11 ans un « bouc émissaire » et n’être pas intervenue face au harcèlement visible de l’enfant. Sa mise sous contrôle judiciaire a été assortie d’une interdiction d’enseigner et d’une obligation de soins psychologiques.

Retirée du collège, où elle était malmenée, la petite Evaëlle a vu dans l’agressivité d’un jeune garçon de son nouvel établissement le retour au cauchemar qu’elle venait de traverser. Insupportable pour elle.

Si la mise en cause d’un enseignant reste exceptionnelle, celle d’élèves l’est malheureusement beaucoup moins.

L’enfant Bleu Toulouse intervient depuis de nombreuses années pour mettre un terme à cette pratique. Sensibilisation des professionnels, des élèves, des parents, nous sommes tous concernés.

Ne fermez pas les yeux et osez parler lorsque le doute s’installe.

Il est malheureusement trop tard pour Evaëlle mais d’autres subissent encore ces comportements aussi lâches qu’inadmissibles.

Si vous êtes harcelé(e) ou connaissez quelqu’un dans cette situation, parlez !

Les établissements mettent en place progressivement des élèves ambassadeurs qui peuvent être un premier relai au sein de l’établissement.

Nous rappelons de plus que L’Enfant Bleu Toulouse met à la disposition, gratuitement, des victimes ou de leurs proches, ses professionnels.

N’hésitez pas à nous contacter au 05.61.53.21.10. Un appel peut tout changer.

Prostitution des mineurs

Les pouvoirs publics se saisissent enfin du problème


Le chiffre fait froid dans le dos. Elles ont une quinzaine d’années et seraient  entre 6000 et 8000 jeunes filles à se livrer à la prostitution. L’âge des proxénètes est tout aussi révoltant : à peine plus âgés qu’elles !

Comment des jeunes filles, dès la 5e, peuvent-elles se retrouver à proposer leurs « services » sur des sites spécialisés ? Et qui sont ces jeunes garçons qui se livrent à un tel « trafic ? »

Cette situation, bien connue des associations, reste très mal connue en France.

La progression inquiétante de cette prostitution de mineures a toutefois incité les pouvoirs publics à se saisir enfin du problème.

C’est ainsi qu’un groupe de travail vient d’être constitué. Il se réunira le 30 septembre dans les bureaux du Secrétariat d’Etat à l’enfance et aux familles.

Durant 6 mois, représentants des ministères de l’intérieur, justice, santé, éducation nationale ou encore droits des femmes comme des professionnels de terrain (magistrats, psychologues, policiers et gendarmes… et associations)  tenteront de comprendre ce phénomène pour tenter de l’endiguer.

Ce phénomène est depuis longtemps dénoncé par l ‘association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE). Aujourd’hui membre du groupe de travail, l’association possède une longue expérience dans le domaine et s’est maintes fois portée partie civile dans des procès pour proxénétisme sur mineurs.

Le groupe de réflexion sera piloté par la direction générale de la cohésion sociale et par la direction de la protection judiciaire de la jeunesse, sous la présidence d’une magistrate : Catherine Champrenault, procureure générale près la cour d’appel de Paris. L’Enfant Bleu Toulouse attend avec impatience le 4 mars 2021 pour connaître les conclusions et propositions de ce groupe de travail dans lequel nous mettons beaucoup d’espoirs pour mettre un terme à ce phénomène.

Photo : Jasmin Schreiber

Témoignage

Mohamed Bouhafsi ou la révolte d’un enfant battu

Les amoureux du ballon rond le connaissent pour ses interviews d’après-match sur RMC, et désormais ses interventions musclées sur le nouveau plateau de Top of the foot, toujours sur RMC. Mohamed Bouhafsi veut profiter de sa notoriété pour aborder un sujet  qu’il connaît trop bien : l’enfance maltraitée.

Parce qu’il a subi les coups de son père durant son enfance, le jeune journaliste de 28 ans ne veut rester sans rien faire face aux violences qui se répètent dans les familles, le silence autour d’un sujet encore trop souvent tabou. Son investissement auprès de l’enfance maltraité au travers de plusieurs associations, dont L’Enfant Bleu, est devenue une évidence.

La recrudescence des appels au 119 pendant le confinement a prouvé que nous n’en n’avons décidément pas fini avec la maltraitance. Et qu’un travail pour réveiller les consciences est indispensable pour mieux protéger les enfants. Comme le répète très justement Mohamed Bouhafsi, chacun a un rôle à jouer.  Chacun de nous peut et doit rester en alerte et avoir le courage de prévenir les autorités compétentes.

Un témoignage édifiant à lire en cliquant ici.

Pédopornographie

Un Français arrêté

Un français âgé de 40 ans vient d’être arrêté dans la région de Bordeaux.  Il s’agirait de l’une des « dix cibles prioritaires mondiales » dans la lutte contre les réseaux pédopornographiques a déclaré le procureur de la République de Bordeaux.

L’individu permettait à des milliers d’internautes dans le monde d’avoir accès à des photographies ou vidéos à caractère pédopornographique.

Photo : Andras-Vas

Covid 19 : les droits des enfants menacés

Des millions d’enfants ne reprendront pas l’école

Photo : Yannis Hua

Près de 10 millions d’enfants dans le monde pourraient ne jamais retourner à l’école. La cause : le confinement et les conséquences économiques de la pandémie. Sans mesures pour contrer cette situation, les inégalités qui existent déjà « exploseront entre les riches et les pauvres, et entre les garçons et les filles », a averti la directrice générale de l’ONG Save the Children, à l’origine de l’enquête.

Pour éviter une telle situation, l’ONG appelle les créanciers commerciaux à suspendre le remboursement de la dette des pays pauvres. Cette mesure pourrait selon elle permettre de débloquer 14 milliards de dollars pour investir dans l’éducation. Douze pays seraient concernés principalement en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi qu’au Yémen et en Afghanistan.

En juin dernier l’Organisation internationale du travail (OIT ) et l’Unicef alertaient déjà sur l’augmentation probable de plusieurs millions d’enfants contraints à travailler suite à la pandémie. Pour la directrice générale de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, Henrietta Fore, « en temps de crise, le travail des enfants devient un mécanisme d’adaptation pour de nombreuses familles ». « Lorsque les écoles ferment et que la disponibilité des services sociaux est en recul, un plus grand nombre d’enfants se retrouvent poussés vers le monde du travail ».

Depuis 2000 le travail des enfants dans le monde était en recul constant. Environ 152 millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans continuent à travailler aujourd’hui. Et la tendance pourrait bien s’inverser après le passage de la Covid19. Notre association se préoccupe et reste vigilante à ce recul terrible d’un des droits fondamentaux reconnus par l’ONU à tous les enfants du monde.

Abus sur mineurs : un problème de société

A mi-parcours de son travail de recherche, la Commission d’enquête (Ciase) sur les abus sexuels dans l’église estime qu’il y aurait eu au moins 1500 prêtres et religieux auteurs d’abus sur mineurs.

Mais pour Jean-Marc Sauvé, le président de la commission, le scandale des prêtres pédophiles a fait émerger un problème qui dépasse l’église et concerne la société dans son ensemble. L’ancien vice-président du Conseil d’Etat a donc demandé qu’un travail similaire soit mené au-delà de l’église catholique pour « révéler la face cachée de notre société et de rendre justice à la souffrance des enfants » a t-il déclaré.

L’appel aux témoignages, débuté en juin 2019, est prolongé jusqu’au 31 octobre 2020. La Commission en charge de l’enquête remettra ses conclusions à l’automne 2021.

Une requête à laquelle s’associe fortement L’Enfant Bleu Toulouse

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Photo : Ashkan-Forouzani-

Le jeu vidéo au secours de l’enfant maltraité

Le talent caché de Fortnite

Pendant la période de confinement, un dispositif inédit a été mis en place à l’initiative de L’Enfant Bleu pour permettre aux jeunes, victimes de maltraitances au sein de leur foyer, de lancer un appel à l’aide via le célèbre jeu en ligne Fortnite.

L’idée était de rentrer en contact avec ces jeunes en leur faisant savoir discrètement qu’un personnage, nommé EnfantBleu, venait d’apparaître sur Fortnite pour les aider. En ajoutant en ami le joueur @EnfantBleu, l’enfant entrait directement en contact avec l’association, et pouvait ainsi se confier.

En 1 mois, 1 200 enfants ont ajouté le personnage. 30% d’entre eux ont confié des problèmes personnels plus ou moins grave. Certains ont signalé être dans une situation d’extrême urgence.

Cette expérience pilote vient d’aboutir à la création par l’association d’un groupe de travail dont l’objectif sera d’intégrer les jeux vidéo dans l’éventail des moyens permettant aux enfants et adolescents d’alerter en cas de violences. Une alternative qui s’ajoute aux solutions existantes telles que le 119 (numéro national de l’enfance en danger) ou les associations de protection de l’enfance.

Ce groupe de travail, qui se tiendra dès la rentrée prochaine, réunira les instances judiciaires et juridiques ainsi que le Secrétariat d’Etat à la Protection de l’Enfance. L’Enfant Bleu a également convié tous les éditeurs de jeux vidéo à prendre part à ces discussions.