Abus sexuels sur mineurs

Athlétisme, football, rugby, natation, patinage, équitation, aucun sport ne semble épargné par les scandales d’abus sexuels sur mineurs. Ces enfants, promis aux plus hautes marches des podiums, sont confiés à des entraîneurs qui, certes exceptionnellement mais de toute façon trop souvent, prennent parfois possession de ces jeunes athlètes jusqu’à les abuser sexuellement. Devant l’ampleur de ces révélations ahurissantes successives, le Sénat « a demandé à pouvoir auditionner prochainement la ministre des sports » et prévoit également d’organiser « une table ronde réunissant des sportifs ainsi que des associations engagées contre les violences sexuelles ». Qu’on en finisse avec les complaisances et ces silences qui règnent en maîtres dans les fédérations sportives. Une remise en cause profonde s’impose, y compris au sein du ministère des Sports, pour bannir définitivement ces prédateurs.

Sarah Abitbol fait voler en éclat l’omerta

Photo : Blackhawkice

La patineuse française Sarah Abitbol fait voler en éclat l’omerta qui sévit dans le patinage français en accusant son ex-entraîneur Gilles Beyer de l’avoir violée alors qu’elle était âgée de 15 ans. L’ex championne accuse également la fédération et son président d’avoir couvert l’entraîneur alors qu’ils auraient été au courant des faits. Le livre publié par Sarah Abitbol (Un si long silence, Plon) fait l’effet d’une bombe et a semble-t-il décidé d’autres patineuses à parler. Trois d’entre elles ont affirmé avoir été elles aussi victimes de violences sexuelles infligées par leur entraîneur alors qu’elles étaient mineures. La ministre des sports Roxana Maracineau, qui semble avoir pris la mesure du problème, a demandé au président de la fédération, Didier Gailhaguet de démissionner.
La parole des jeunes se libère, il faut s’en réjouir. Certains peuvent commencer à s’inquiéter. Et on s’en réjouit aussi.

Le cardinal Barbarin relaxé

Le cardinal Barbarin relaxé

Le jugement est tombé ce jeudi 30 janvier, le cardinal Barbarin n’est, pour la justice, finalement pas coupable de non-dénonciation des faits de pédophilie reprochés au père Preynat. Si la cour d’appel reconnaît que le cardinal était donc bien au courant à l‘époque – informé en 2000, le cardinal a attendu 2010 avant de changer d’affectation – elle estime que les faits sont prescrits. En effet, en matière de non-dénonciation la durée de prescription est de 3 ans.

En ce qui concerne les faits qui lui ont été rapportés en 2014 par l’un des anciens scouts agressés, la cour d’appel a estimé que la victime était alors en mesure de porter plainte directement. Ce qui fait dire à l’avocat des victimes que cette conclusion revient « à dire qu’il n’y a pas obligation de dénoncer des violences sexuelles sur mineur une fois que le mineur est devenu majeur. » Pour le moins étrange.

Entre préserver l’institution religieuse et protéger des enfants, le cardinal avait semble-t-il fait un choix. Un choix aux conséquences terribles pour des dizaines d’enfants. Très déçues par ce jugement, les parties civiles ont annoncé un pourvoi en cassation.

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L’Enfant Bleu Toulouse recherche des écoutants bénévoles

Photo; Marina Shatskih

L’Enfant Bleu Toulouse recherche actuellement des bénévoles pour répondre aux appels des victimes.

Le rôle des écoutants bénévoles consiste à recueillir la parole de la victime, de sa famille ou encore d’un témoin ; analyser le besoin et orienter vers le bon spécialiste.

Si vous êtes étudiant en psychologie ou en droit, ou simplement sensible à notre cause, une formation gratuite vous sera proposée pour assurer ce rôle essentiel. Alors, si vous avez un peu de disponibilité, n’hésitez pas à nous appeler au 05.61.53.21.10 ou à nous écrire à lenfantbleutoulouse@wanadoo.fr ou par le formulaire de contact.

Un réseau mondial de pédopornographie démantelé et jugé en Belgique

Un réseau mondial de pédopornographie démantelé et jugé en Belgique

Photo : Helen Cheng

12 millions de fichiers, des milliers de victimes, le procès en Belgique des membres d’un réseau de pédopornographie d’ampleur mondial, animé sur le « Dark Web », est une nouvelle preuve de l’urgence à combattre efficacement contre ce fléau.

La base de données soigneusement organisée par l’un des prévenus de ce procès proposait un classement selon l’âge, l’origine, le sexe ou les types de violences infligées aux enfants. Les coupables présumés infligeaient également des violences, qu’ils filmaient, sur leurs propres enfants avant de se retrouver dans des lieux publics ou des hôtels pour échanger leurs images. Tout ceci dépasse l’entendement.

En novembre dernier, à l’occasion du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, Emmanuel Macron annonçait un durcissement des sanctions pour la consultation d’images pédopornographiques. Il y a plus qu’urgence à agir.

L’Enfant Bleu Toulouse fête ses 20 ans

L’Enfant Bleu Toulouse fête ses 20 ans

C’est en 2000 que notre association a vu le jour, sur les traces de sa grande sœur parisienne qui vient de fêter ses 30 ans. Au départ, l’envie d’une poignée de bénévoles d’aider ces enfants victimes d’adultes et de faire prendre conscience aux politiques l’urgence de ce combat. Reconnue par l’OMS « problème de santé publique » la maltraitance a aujourd’hui de nouveaux visages et demande plus que jamais qu’on la combatte. L’Enfant Bleu Toulouse est là pour livrer ce combat, portée par de fidèles bénévoles et une équipe de professionnels qui prennent en charge les enfants victimes de maltraitance, interviennent dans les écoles, auprès des enfants comme des parents, et animent des formations professionnelles.

L’enfant bleu Toulouse

Adresse : 18 Avenue des Mazades, 31200 Toulouse
Téléphone : 05 61 53 21 10

Statut INSEE : Enregistrée à l’INSEE le 06-09-2000
Forme juridique : Association déclarée
SIRET : 44150672200020

Nos écoutants sont à votre disposition du :
lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h

En cas d’urgence et hors horaires d’ouverture :
Appeler le 119

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Un livre-témoignage fait « tomber » l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff

Photo : Senjuti Kundu

Une nouvelle fois nous avons la preuve que parler peut tout changer. En publiant son livre-témoignage « le Consentement » (1),Vanessa Springora, victime de l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff, a mis un terme à des décennies d’impunité. Le pédophile qui se retranchait derrière son art pour justifier ses actes, est désormais sous le coup d’une enquête ouverte par la Parquet de Paris pour viols sur mineurs. Le ministre de la Culture, Franck Riester, a de plus estimé que l’allocation annuelle aux auteurs vieillissants dans le besoin, accordée par le Centre national du livre, dont il bénéficie depuis 2002 n’était « pas justifiée ». Pour finir, les éditions Gallimard, qui éditaient son journal depuis 1990, viennent d’annoncer arrêter leur collaboration avec l’auteur et le retirer de la vente. Matzneff va revenir à la réalité : violer un enfant est un crime. Même au nom des belles lettres.

Jonzac : une affaire de pédophilie hors-norme

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Photo : hans Peter-Gauster

On en redoutait 250, c’est finalement 349 mineurs qui auraient été victimes du chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime). Ce vendredi 20 décembre, la procureure de Lorient a réuni plus de 110 victimes potentielles et proches, de Joël Le Souarnec. Rappelons que le pédophile avait déjà été condamné pour détention d’images pédopornographiques. Une condamnation en 2005 qui n’a pas empêché le chirurgien de pouvoir continuer à travailler au contact des enfants. Une enquête bâclée à l ‘époque, menée uniquement dans la sphère familiale a eu l’effet que l’on connaît désormais… des centaines de victimes supplémentaires.

Fin du secret pontifical pour les auteurs d’abus sexuels

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Photo : Eugenio Mazzon

Le pape François a tranché et décidé qu’il supprimait le secret pontifical pour les auteurs d’abus sexuels sur mineurs ou détenteurs de matériel pédopornographique par des clercs. Ce secret a servi longtemps les évêques pour cacher des crimes sexuels commis par des hommes d’église. Soulagement des victimes car désormais il ne sera plus possible de se cacher derrière ce secret absolu pour interdire l’accès aux archives de l’église.



Harcèlement scolaire : Emmanuel Macron s’investit

L’Élysée s’est emparé cette année du sujet du harcèlement scolaire.

L’Élysée s’est emparé cette année du sujet du harcèlement scolaire. Le 7 novembre dernier, le président Emmanuel Macron a posté sur Snapchat, réseau social très prisé des adolescents, un message les appelant à se « mettre à la place » d’un camarade de classe qui leur semblerait « souvent seule », « bizarre ». A voir.